High Water Mark

Does water know it can rise only to the level of its current bounds? Sometimes we forget that there are higher banks than our current trough, leading us to accept that we have reached a high state of awareness and mental acuity. Then we reach a canyon whose walls are composed of minds much more brilliant than ours, and we find ourselves a babbling brook.

At first this might seem a failed analogy until you realize that, no matter how high the bank or bounds, it’s the amount of water available that allows for volume enough to strain the lateral limits and rise to the vertical. The bounds — the margins and their heights — are markers of aspiration that we ourselves cannot define but to which we can contribute. We are not the measure of ourselves nor our current borders the end of possibilities.

The amount and quality of thought we generate within the bounds provides the volume; and the force of thought, the current.  The bounds provide us channel and height to reach.

We each have our limits in both volume and bounds to which we can aspire.  Expecting a brook to fill a canyon is unrealistic and unfair.  But we are free and able to choose our channels.  That we find ourselves in one deeper than we can fill is not shameful, but rather awesome and inspirational

…unless we personalize the contrast and turn admiration into scorn.  Then we change the brook to a slough, depleted of oxygen and stagnant of inspiration, uninspirable, uninspiring.

On the flip-side, If we think we have reached the vertical limit of our current bounds and think ourselves “arrived” or more fulsome that another, we arrogate rather than irrigate.  Perhaps we are merely a momentary flash-flood, ephemeral in a high-water state, whose only affect is to wash away the untethered and overwhelm inspiration.

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One Response

  1. A French version, with help from my sweet friend, Lolo (the Poetess):

    ==========================================

    Est-ce que l’eau sait qu’elle peut s’élever seulement au niveau de ses limites actuelles? Parfois, nous oublions qu’il y a plus de bords que ceux de notre canal actuel — une lueur de cette source nous amène à croire que nous avons atteint un haut degré de la conscience et de l’acuité mentale. Puis nous arrivons à un canyon dont les parois sont composées d’esprits beaucoup plus brillants que les nôtres, et nous nous voyons d’être un ruisseau murmurant.

    À première vue, cela peut sembler une analogie ratée jusqu’à ce que l’on se rende compte que, peu importe la hauteur du bord ou de la borne, c’est la quantité de l’eau disponible qui donne un volume suffisant pour forcer les limites latérales et de monter jusqu’aux limites verticales. Les limites — les marges et leurs hauteurs — sont les « marqueurs d’identité » et de l’aspiration que nous ne pouvons nous-mêmes définir, mais auxquels nous pouvons contribuer.

    Nous ne sommes pas la mesure de nous-mêmes, ni sont-elles nos frontières actuelles le bout des possibilités.

    La quantité et la qualité de la pensée que nous générons dans les limites nous donnent le volume du flux ; et la force de la pensée, le débit. Les bornes nous fournissent le canal et la hauteur à laquelle nous aspirons.

    Nous avons tous nos limites, celles du volume et de la hauteur, celles auxquelles nous pouvons aspirer.

    Attendre qu’un ruisseau remplisse un canyon est irréaliste et illogique. Mais nous sommes libres et capables de choisir nos canaux. Si on se trouve dans l´un de ceux qui est plus profond que l’on ne peut le remplir, ce n’est pas une honte, mais impressionnant et inspirant

    …à moins que on ne personnalise le contraste et l’on métamorphose l’admiration en mépris. Alors, on transforme le ruisseau en bourbier, son eau épuisée d’oxygène devient stagnante d’inspiration, ininspirable, ininspirant.

    A l´inverse, si l’on pense avoir atteint la limite verticale de ses parois actuelles et que l´on se croit «arrivé» ou plus haut que les autres, alors on arroge plutôt que l’on irrigue. On est peut-être une crue subite momentanée, éphémère dans un état de hautes eaux, dont le seul effet est d’emporter ce qui n’est pas attaché et d’accabler l’inspiration pour éclabousser en s´arrosant d´un instant fugace.

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